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Don't Starve (Together)


Don't Starve (Together)

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J-1 : Je me rappelle vaguement de mon réveil douloureux, et d’un type grand et mince à l’air inquiétant qui me disait quelque chose. Le temps que je réalise ce qu’il se passait, il avait disparu, me laissant seul dans un monde étrange.

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J-2: La veille, je l’ai passé à récupérer de quoi manger, et à faire un feu. D’étranges bruits alentours m’ont empêchés de fermer l’œil durant la nuit, anormalement noire. Aujourd’hui, après avoir compris que je ne pourrais pas partir d’ici de sitôt, j’ai commencé à travailler à la conception d’un abri.

J-5 : Les nuits sont terriblement effrayantes. Parfois je vois des ombres qui s’approchent de moi. J’ai croisé des cochons et d’immenses buffles. Je commence à comprendre comment m’adapter à cet environnement. J’ai déjà tué une bonne vingtaine de lapins innocents. Cela m’ennuie mais j’ai tellement faim que je n’ai guère d’autres choix.

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J-15 : Il fait frais aujourd’hui, mais je commence à maitriser la nature. Je me nourris grâce à mes fermes, je cuisine, je cultive différentes ressources. Je ne meurs plus de faim, mais je vois de plus en plus d’ombres. Je me suis battu contre des araignées aussi. J’ai été un peu blessé, mais avec leurs glandes, je devrais pouvoir me soigner. Je profite de la nuit pour écrire. J’entends du bruit au loin. Un grognement sourd. Non… Deux. Ça se rapproche. Je… J’ai peur. Ça grogne encore. J’ai attrapé ma lance. Si quelqu’un trouve ces lignes, je ne serais peut être déjà plus la. Ça grogne de plus en plus fort. Ça se rapproche encore…

Don’t Starve… Ne meurs pas de faim. Ni piétiné par une créature, ni déchiqueté par les griffes de la nuit, ni gelé par les créatures de l’hiver, ni brulé par celles de l’été, ni écrasé par des monstres massifs, ni dévoré par les limiers affamés qui te traquent…
Oh et si tu peux, essaye de ne pas devenir cinglé dans ce monde qui veut ta peau. Sinon tes cauchemars viendront eux aussi te saigner jusqu’à un sinistre trépas.


Don’t Starve (tout court) est sorti en 2013 et a tout de suite été un succès grâce à son originalité. A cette époque, le jeu de survie bac à sable (survival sandbox) était dominé par un petit jeu de niche qui n’a pas trop bien marché : MINECRAFT !
Hormis ce mastodonte, il n’y avait guère que Terraria : une sorte de Minecraft en 2D qui tirait son épingle du jeu, en se centrant bien plus sur l’aventure.


Don’t Starve est arrivé à la fois avec le champ libre pour innover, mais face à des concurrents de taille. Il a donc fallu se démarquer : des graphismes à la patte unique évoquant les créations de Tim Burton, et une difficulté très élevée où (contrairement à Minecraft) chaque action, ou oubli peut se révéler mortel. Et comme la mort est définitive et détruit le fichier de sauvegarde, il faut être efficace et prudent !

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Dans les premières minutes d'une partie, il ne faudra pas perdre de temps, et ramasser tout ce qui traine par terre : silex, brindilles, cailloux, carottes, baies, herbes hautes, etc.
Ces matériaux de base seront le point de départ de votre survie. Avec une brindille et un silex, vous pourrez fabriquer une hache, qui permettra de couper les arbres, et dont les bûches donneront un premier feu de camp pour la première nuit.

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La nuit aussi est source de danger d’ailleurs. Elle est noire et un monstre intangible s'y cache. Il vous agresse et vous tue en 2, 3 coups assez rapidement.

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(Bon à défaut d'avoir un feu, vous pourrez toujours brûler la forêt pour vous éclairer…).

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Par la suite, avec divers crafts et matériaux, vous débloquerez divers paliers, permettant de mieux survivre, d'améliorer votre équipement, de défendre votre campement, de devenir autosuffisant, etc.
Tout le classique du jeu de survie donc, pensez juste à garder un œil aux différents indicateurs du HUD : vos jauges de faim, de santé, et de santé mentale, mais aussi l’heure de la journée.

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Ces mécaniques basiques intégrées, et après plusieurs morts très instructives (“je devrais utiliser les dents des meutes de chiens qui m'attaquent périodiquement pour fabriquer des pièges, et pourquoi pas un goulet d'étranglement !”)...

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...le jeu va rapidement rebattre les cartes…
Vos petites fermes à légumes, votre stock de bois, votre coin à baies, voire votre camp (j'y reviendrai), tout ça pourrait vite fondre comme neige au soleil.

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Mes coins à brindilles, baies, et bois...


Car justement, l'hiver, et la neige vont s'installer, au bout d'une vingtaine de jours de survie.
Plus rien ne pousse que les conifères, et il faudra revoir son approvisionnement en nourriture, car je le rappelle “Don’t Starve”. L’hiver redessine le paysage, renouvelle la faune, mais ce n’est pas le plus contraignant.

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En plus des jauges à surveiller, mentionnées plus haut, il y en a une autre, cachée à vos yeux de survivant impréparé… La température ! En effet, l’hiver, il fait froid. Si vous n’avez aucun vêtement chaud, ou source de chaleur, vous vous gèlerez les miches et vous finirez par perdre de la santé, ce qui peut éventuellement vous tuer.


Et si par bonheur (ou expérience), vous avez de quoi survivre à la faim et au froid, et que vous avez même réussi à maintenir votre santé mentale suffisamment haute pour que les ombre de votre folie ne vous pourchassent et vous massacrent (c’est possible), soyez attentifs aux sons les longues nuits d’hiver. Si vous entendez un râle d’agonie résonnant dans le vent, suivi de bruit de pas lourds, abandonnez votre camp et fuyez dans la nuit aussi loin que possible. Car le Géant de l’Hiver arrive pour tout détruire : Le Deerclops. Sa fureur vengeresse ciblera d’abord vos bâtiments, avant de vous pourchasser. La première fois que vous le rencontrerez, vous n’aurez sans doute aucun moyen de le tuer…


Parfois la folie s'installe... :

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Parfois elle dure... :

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Voilà en quoi consiste Don’t Starve. Si vous avez survécu aux galères de l’hiver, dites-vous que c’est loin d’être terminé. Après l’hiver, le printemps, et ses pluies, son humidité qui vous fait lâcher vos armes en plein combat, qui vous fait geler sur place si vous ne l’évaporez pas rapidement, ses pluies de grenouilles agressives et son Géant qui cherche à protéger ses petits en vous écrasant sur place…


Après le printemps… ? L’été évidemment. Ici, vous le devinez sans doute, c’est la chaleur qu’il faudra gérer. Trop chaud, vous perdrez également de la santé. Votre camp peut s’enflammer sous la chaleur, et finir en cendres si vous ne maitrisez pas l’incendie rapidement. Oh, et il y a une créature, cachée dans un désert, qui crée des séismes destructeurs sous vos pieds. Faites lui des offrandes pour apaiser sa rage. Il y a également le Géant le plus puissant, une sorte de mouche draconique enflammée, un sac de pv brûlant, heureusement confiné dans son enfer désertique.


Vous l’aurez compris à chaque saison, ses nouvelles contraintes et difficultés, qu’il faut anticiper pour survivre. La première “année”, vous passerez sans doute beaucoup de temps à vous préparer pour la saison prochaine, tout en essayant de survivre à celle en cours.


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Si vous parvenez à l’automne suivant, félicitations. Le jeu devient maintenant bien plus dur ! Car les Géants peuvent arriver par paire, les attaques de meutes de chiens sont de plus en plus nombreuses, vos outils précieux se dégradent, et il reste encore tant à explorer ! Êtes-vous allés dans les marais aux tentacules vicieuses, cachées dans la bouillasse ? Avez-vous ouvert un chemin vers les souterrains où la nuit noire et d’autres dangers insoupçonnés se terrent à mesure que vous descendez les étages ?


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Vous êtes sans doute prêts pour la survie en groupe avec Don’t Starve Together. Il s’agit d’une version en ligne, multijoueurs, avec quelques variantes par rapport au jeu de base. Par exemple, les monstres ont en général 1,5 à 2x plus de points de vie… Cependant, cette version est bien plus intéressante. Partagez vos galères et ragez contre votre ami qui pensait pouvoir se débarrasser d’un nid d’araignées à lui seul : il est maintenant un fantôme, et sa seule présence sur la carte fera baisser votre santé mentale sur la durée, tant que vous ne l’aurez pas ressuscité en sacrifiant une partie de vos points de vie maximum… Formidable n’est-ce pas ?


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oups...


Don’t Starve (Together) est un jeu qui a su plaire, par ses mécaniques originales, mais surtout par sa difficulté riche d’enseignement. C’est un peu le lot de tous les jeux de survie, même les plus récents, comme Valheim, Stranded Deep, Subnautica, Rust ou Ark. Mais Don’t Starve n’est pas punitif, il est instructif. Vous n’allez pas passer passer 40 min à retourner sur votre lieu de mort pour récupérer vos affaires, et remourir derrière (enfin ça peut arriver, mais c’est plutôt rare). Vous n’allez pas tout perdre parce qu’un autre joueur vous aura dépouillé : l’esprit du jeu est à mon sens, de survivre entre amis. Vous n’allez pas vous perdre parce que tout se ressemble, et vous n’allez pas passer des heures à étudier un arbre de crafts fade pour optimiser votre puissance de combat.


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le sac à dos, un indispensable


Les objets sont certes nombreux, mais en même temps relativement limités et évasifs pour vous poussez à tester des choses. Les armes ne sont pas si nombreuses et il faudra plus souvent faire appel à votre ingéniosité pour vous en sortir. Et chaque mort est réellement source d’apprentissage, donnant l’envie de relancer instantanément pour faire mieux (bon sauf au bout de 500 jours, avec un camp qui a cramé parce que vous avez relâché votre garde et qu’une attaque de chiens est arrivée au même moment…).


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si cet œuf n'était pas aussi bien gardé, il aurait fait une superbe omelette...


Cette chronique sur un jeu peu récent alors que la mode des jeux survie a explosé ces dernières années, donnant lieu à pelletée de titres, originaux ou non, doit je l’espère vous faire voir la patte bien particulière de cet univers. Si elle peut vous donner envie de vous frotter à ce challenge qu’est la survie hardcore, ce brin d’humour macabre, ces créatures exotiques au fonctionnement inconnu alors c’est tant mieux. Don’t Starve est un jeu du cœur, j’aurais tendance à dire qu’on adore ou qu’on déteste, et personnellement, j’adore !


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les bonnes boulettes, bien nutritives !


J’adore planifier, chercher dès les premiers jours les emplacements de choses qui n’apparaitront que plusieurs jours plus tard, j’adore aller chasser sans équipement pour gagner un avantage cumulatif sur les jours à venir, j’adore organiser mon campement, cuisiner le fruit de mes récoltes, tenter des recettes, me donner l’objectif de crafter des objets magiques, d’aller le plus bas possible dans les caves, tenter d’abattre tel ou tel boss, j’adore faire découvrir le jeu à des novices, et osciller entre les laisser découvrir certaines parties, et les former à d’autres. J’adore encore adapter mon style de jeu au personnage choisi (je n’en ai pas parlé, parce que mon article est déjà long, mais certains personnages refusent par exemple tel type de nourriture, ou ne peuvent accomplir certaines actions). J’adore explorer, voir qu’il va faire nuit, me dire ça passe, et à la dernière seconde de non retour, rusher jusqu’au camp et mettre une bûche dans l’âtre en catastrophe pour éviter de mourir in extremis. J’adore les souvenirs, les moments mémorables, les epic fails et les combats grandioses contre certains boss où le moindre coup peut être fatal.


J’adore Don’t Starve.



Informations


  • Auteur : Baram6
  • Nombre d'affichages de cette page : 4265
  • Publié le : 06/06/2022 à 07h47

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