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Dossier : Watercooler ses composants!


Préambule :

Passionné d’overclocking et de hardware depuis que je m’intéresse à l’informatique, j’ai par la force des choses toujours cherché à avoir le meilleur refroidissement possible. C’est donc en toute logique, après être moi-même passé par une multitude de questions, et pas moins de quatre montages différents et ce, dans trois boîtiers tout aussi différents, que j’ai acquis au fil du temps, une expérience de ce type de refroidissement.

En ce qui me concerne, La recherche du "Graal" est incessante et pour mon plus grand plaisir, se compte en de nombreuses années d’améliorations continuelles du refroidissement de mes éléments.
Il me semblait utile et même urgent de le faire partager à l’ensemble de la communauté des lecteurs de PC-Boost.

En effet, il n’est pas rare d’avoir une demande d’aide sur le forum sur ce sujet… Il était donc temps de faire un article disponible et compréhensible pour tous. (Enfin, je l’espère !)

Le but recherché, n’est pas de vous faire un cours sur la mécanique des fluides ainsi que sur les différents transferts de chaleur… Encore moins un comparatif sur le vaste ensemble des produits proposés (Car, tout cela existe en long et en large sur le net), mais plutôt d’aborder les nombreuses questions que l’on peut se poser au moment du choix des éléments, du montage et de l’intégration dans le boitier et ainsi s’éviter bien des pièges voir même de grosses désillusions!

LE WATERCOOLING COMMENT CA MARCHE ?

Le watercooling consiste à faire circuler un liquide caloporteur à travers les différents composants à refroidir dans un circuit fermé. L’eau est alors employée comme échangeur calorifique (ou conducteur calorifique).
Pour ce faire, et suivant le schéma mis plus bas une pompe propulsera l’eau vers le (ou les) radiateur(s) chargé(s) de la refroidir pour ensuite être dirigée vers le (ou les)waterblock(s) pour être ensuite renvoyée vers le (ou les) réservoir(s).


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Schéma de montage de ma propre configuration double radiateurs LPDC et en série



Comme annoncé en préambule, je ne m’étendrai pas sur les questions techniques…Mais pour être complet, je me dois de survoler les différentes possibilités de montages offertes par le watercooling.

LPDC/HPDC qu’est-ce que c’est que ça ?


Avant (Et je parle, du début de la commercialisation) le clivage LPDC/HPDC était très important ...Mais depuis déjà de nombreuses années, l'ensemble des composants supporte maintenant les deux systèmes sans problèmes. En fait, et dans la pratique, tout dépendra du choix de la pompe et du diamètre des tuyaux.

LPDC:système à fort débit et à faible pression.

Ce sont des circuits à Faible (Low en anglais) Pertes De Charges et avec un débit important. Ce qui permettra de mettre les éléments en contact avec l’eau très peu de temps…Il vous faudra alors, une pompe à fort débit.
Système très efficace et simple à monter pour le refroidissement de plusieurs éléments chauffants (l’eau emmagasinant peu de chaleur, la variation de la température dans le circuit est très faible). Il permet le montage en série…Nécessite par-contre un diamètre de tuyaux plus important. (De 13mm voire 11mm de diamètre intérieur)

HPDC: système à moyen ou faible débit et pression élevée.

Ce sont des circuits à Hautes Pertes De Charge et avec un faible débit et une pression élevée. C.à.d. que l’eau reste en contact plus longtemps avec les éléments. Ce qui donnera, pour une quantité de liquide moindre, le fait d'emmagasiner beaucoup plus de chaleur ou de calories.
L'eau sera donc plus chaude à la sortie du waterblock !Le montage en parallèle est quasi obligatoire si plusieurs éléments sont à refroidir!

Les contraintes sont plus nombreuses lors du montage. Par-contre, cela donne une plus grande flexibilité, avec possibilité de mettre de nombreux raccords coudés à 90°. Ce qui peut faciliter lors de l’intégration, la pose d’accessoires pour du Tuning par exemple.
Le diamètre intérieur des tuyaux sera beaucoup plus faible (9.5mm voire 8mm de diamètre intérieur).

En série ou en parallèle ?

Comme on l’a vu, la variation de la température du liquide de refroidissement étant très faible en LPDC. Il n'est plus très intéressant de monter un circuit en parallèle, ce qui tout d’abord, diviserait le débit et donc, les performances. C'est pourquoi le montage en série en plus d'être plus simple, est préféré au montage en parallèle.

Toutefois le montage en parallèle peut être une solution lors de montages bien particuliers (accessoires en grand nombre et différents). Il demande alors une étude approfondie du circuit. Un montage en parallèle est aussi plus dur à intégrer dans le boitier. Car, il multiplie le nombre de tuyaux et de raccords…

D’où l’importance de réorganiser le boîtier

Outre qu’il peut être limitatif suivant la place encore disponible, il vous faudra faire attention au flux d’air.

En effet, la pose d’un radiateur ainsi que d’un waterblock CPU, ce fait souvent au détriment des ventilateurs qui était en place.

Et suivant le sens des ventilateurs fixé sur le radiateur, il est possible de refroidir certain composant comme la mémoire ram, ou encore le NorthBridge qui profitait avant de ce flux d’air généré par les ventilateurs ainsi que ceux du ventirad.

(Je rappelle que l’air le plus chaud rejeté au travers du radiateur est toujours à température ambiante comme d’ailleurs le liquide de refroidissement)

Il faut aussi savoir, que le dégagement des températures dans le boitier des différents éléments watercoolé est insignifiant. Et suivant les éléments chauffant watercoolé, cela peut générer beaucoup moins de dissipation thermique interne. Ce qui vous laissera une plus grande latitude dans la gestion des flux d’air.

Les différents flux d'air dans mon boitier

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Et pour avoir un complément d’information sur "comment optimiser le refroidissement dans une tour" Je vous invite à lire l’excellent dossier sur PC-Boost

Quel radiateur mettre et comment?

Le choix du radiateur s'effectue en fonction de vos besoins et des contraintes liées à votre boitier…

Ils en existent dans toutes les tailles et dimensions, et sont repris suivant les deux diamètres de ventilateurs les plus employés (120 mm et 140 mm).

On parlera alors de sa longueur, par rapport au nombre de ventilateurs qu’il peut accueillir sur une de ses faces. Comme par exemple du 3x120mm : 360mm.

Attention !! La longueur totale, sera évidemment plus importante, et varie suivant les modèles (C’est en général, toujours bien renseigné dans la description technique).


On s’accorde à dire, dans les milieux « très autorisés » qu’il faut compter 120mm pour chaque élément à refroidir. Je dirais que tout dépend de l’élément à refroidir justement…Car, on ne refroidira pas un FX de la série 8xxx comme un Phenom II X6 par exemple. (Pour rester chez AMD) C’est donc, un élément à prendre en compte aussi !

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Une des toutes premières questions à se poser est : Qu'est-ce que vous attendez de votre watercooling ?

Un choix esthétique et si possible plus silencieux que l’aircooling, ou voir même refroidir une carte graphique moyen de gamme bien trop bruyante en jeux, vont faire que vous choisirez le watercooling plutôt que l’aircooling.

Un système efficace pour pouvoir tâter de l'overclocking…et tant qu’on y est, refroidir une grosse carte graphique…Voir deux ?

Ou alors, vous voulez une bête de refroidissement pour faire exploser les scores sous 3Dmark ?
De ces trois questions, dépendra le choix du (ou des) radiateurs.

Pour attaquer directement la troisième catégorie (dont je fais partie) Tout est bon et dans les démesures…un énorme boitier pour intégrer ce qui se fait de mieux et de plus gros comme radiateurs et le tout en push/pull …

Push/Pull : littéralement pousser/tirer, c.à.d. de mettre l’ensemble des ventilateurs d’une face du radiateur en extraction, et l’ensemble de l’autre face en aspiration. Ce qui en améliore les performances de refroidissement !


Sachez quand même que ces radiateurs de « compétition » valent leurs pesants d’or et c'est un investissement quoi qu'il en soit ! Se tromper, dans ces cas-là, coute très cher !

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Exemple de push/pull



Sans aller jusqu’à la démesure pour en connaître l’ivresse … Et en ce qui concerne la deuxième catégorie, il vous faudra un radiateur relativement serré au niveau des ailettes, et suffisamment épais. (De l’ordre de 40mm) et en 3X120mm. Ce qui aura pour effet dans optimiser la surface, et ainsi maximaliser l'échange air/eau.

Et enfin, pour une alternative à l'aircooling ou un début sur la pointe des pieds dans le watercooling ainsi qu’un boitier qui ne permet pas ce genre de douce folie … J’aurais alors une préférence pour des ailettes à faible densité pour un radiateur ultra plat (slim en 2X120 voire 2X140) Avec une paire de ventilos sous voltés à 800rpm suffiront largement à un refroidissement relativement performant et en silence.

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Le boitier qui « va bien » et qui permet alors, un gros watercooling



Le montage

Peu de choses à dire, et encore une fois cela sera conditionné par la place laissée libre dans le boitier.

En haut, en bas, sur la face avant et pourquoi pas la partie arrière et même sur le côté…suivant la taille et les entrées/sorties d’air disponible…Voir même, et pourquoi pas... à l'extérieur du boitier!

Il vous faudra faire attention au « nid d’abeille » Celui-ci étant très fragile ! Il est donc, à manipuler avec précaution…Et à ce propos, soyez attentif à la longueur des différentes vis de fixations, elles doivent juste venir en butée sur un méplat prévu à cet effet, afin de protéger le nid d’abeille.

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Et sans ventilateurs le radiateur ne fera qu’une partie du travail !

Et pour clore ce chapitre, il est important de préciser que le choix des ventilateurs se fera en fonction du type de radiateur…

En effet, un ventilateur avec une pression statique élevée et ce, pour de meilleurs performances, sera préférable pour un radiateur dont l’épaisseur et la densité des ailettes est importante.

Si vous ne faites pas directement de push/pull et contrairement aux idées reçues, Il est préférable pour une meilleur efficacité, de monter directement les ventilateurs en aspiration (dépression) Ce qui sera aussi plus aisée pour le nettoyage des alvéoles du radiateur.

Quelques exemples de ventilateurs ayant une pression statique élevée.

Noctua NF-A14 en 140mm
Be Quiet Silent Wings 2 PWM en 120mm ou en 140mm
Noctua NF-P12- NF en 120mm
Noctua F12PWM en 120mm



Tout cela demande dans tous les cas, du temps pour la réflexion. Et suivant la place que vous disposez dans le boitier, l’intégration peut être alors le facteur limitant…

Vous avez besoin de grosses perfs et rien n’est trop beau pour vous… Ou alors de bonnes perfs et ce, sans pour cela changer de boitier… besoin de silence absolu ?

L’ensemble de tous ces éléments doivent être mûrement réfléchis. N'hésitez pas alors à poser des questions sur le forum, si tout ceci n'est pas encore assez clair pour vous.

Et les waterblocks (CPU/GPU) :

Acteur majeur du watercooling « EK. Waterblocks » (EKWB) firme Slovène basée à Ljubljana est, il me semble incontournable. Un catalogue ultra-complet et de qualité, est sans cesse remis à jour, des spécifications claires quant à la compatibilité …Des délais de livraisons courts et une très grande réactivité, ainsi qu’un site internet très bien fait, m’incite à vous en parler ! Bien entendu, d’autres marques existent… et chacun verra alors suivant les tests parus sur le net « midi à sa porte ».

Pièce majeure du watercooling quant à sa fonction comme de son prix (Surtout pour le GPU), le waterblock se compose de plusieurs parties :

La base : généralement en cuivre nickelé, est en contact avec les parties chaudes des composants à refroidir

Le maze : partie intérieure en cuivre de la base, qui se compose de micros canaux pour le liquide de refroidissement ou vient suivant les modèles, se loger un diffuseur (Jet-Plate)

Le Top :
La partie supérieur ou viennent se fixer les raccords d’entrée et sortie d’eau. Le top est vissé au maze avec sur son pourtour, un O-ring (joint caoutchouc) qui en assure l’étanchéité.


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A gauche, Le top avec la jet-plate et sa plaque de rétention. À droite le maze.

dossier_watercooler_ses_composantsLa base



Le montage

En cas de démontage complet du waterblock, il vous faudra faire attention à deux choses lors du remontage: Le sens du top par rapport au maze (l’entrée et sortie doivent toujours être perpendiculaire au sens des micros canaux) et veiller à ce que l’O-ring soit bien mis. Pour éviter de le blesser en cas où, et lors du serrage, les vis de fixations ne doivent en aucun cas forcer et ce, tant qu’elles ne sont pas contre… (Toujours serrer très modérément et en croix)

Petit truc…Et comme en mécanique automobile, tout bon mécanicien graisserait un joint caoutchouc avant le remontage… Un petit peu de « spray silicone » que vous étirer sur tout le pourtour avec vos doigts l’aidera à bien se "mettre".

Le montage du waterblock sur le processeur ne pose pas plus de problème qu’un ventirad. Une pâte thermique de qualité sera appliquée (souvent livrée avec !).

Sa mise en œuvre via une plaque de rétention à l’arrière de la carte mère, sera suivant la marque compatible avec une large gamme de socket et ce, en fonction des modèles de CPU (AMD ou Intel). Ce qui permettra à votre waterblock d'être pérenne dans le temps !

Par-contre, ça se complique pour la carte graphique…Et à moins de prendre un waterblock « générique » qui ne couvre en fait, que la partie GPU…. (Des ventilateurs additionnels ce chargerons alors de refroidir les VRM ainsi que la mémoire), ce système hybride a juste l’avantage à mon sens, de pouvoir être monté sur plusieurs types et modèles de cartes…

Un modèle « Full Cover » sera beaucoup plus performant…Bien plus cher aussi. D’autant plus qu’il ne sera alors compatible qu’avec un modèle de carte du même type et de la même marque.

Et c’est ce qui nous intéresse dans ce cas-ci !

Je ne reviendrai pas sur le démontage complet (puisque déjà expliqué) et voudrais insister sur quelques points importants lors du montage du waterblock.

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Et pour commencer, il vous faut enlever de la carte graphique, les différentes vis de l’ensemble du refroidisseur d’origine ainsi que son carter. Il ne vous reste plus alors qu’à les séparer. (Ce qui n’est pas toujours aisé, car l’ensemble peut coller assez fort sur les différentes puces que contiennent la carte) Avant cela, n’oubliez pas de déconnecter la broche d’alimentation et de gestion du (ou des) ventilateurs de la carte !


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Une fois démonté, il vous faut encore la nettoyer



Une fois celle-ci nue, il vous faudra nettoyer les puces mémoires, l’ensemble des étages d’alimentations (VRM) ainsi que le GPU et ensuite dégraisser tout cela avec le même produit que pour le CPU (Dissolvant- Brake-cleaner ou autres produits spécifiques…)

Apposer suivant le plan de montage les différents pads thermique. (Soyez méticuleux et n’oubliez pas d’enlever le film plastique protégeant les différents pads) Une pâte thermique sera sans doute livrée avec… Et en général elles sont d’excellente qualité, et à appliquer de la même manière que pour le processeur. (Et pour ma part, un gros grain de riz est suffisant !)

On dégraissera les différentes surfaces en contact du waterblock et… (On est jamais trop prudent) vérifier le serrage des différentes vis du waterblock…

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Les pads appliqué et GPU nettoyé



(Avant d’appliquer les pads, je fais toujours un montage « à blanc » afin d’appréhender au mieux les deux pièces à assembler)

Il est impératif de respecter l’ordre de montage de l’ensemble de la visserie. (Attention aux longueurs différentes), ainsi qu’aux rondelles métalliques et plastiques ou épaisseurs (elles n’ont pas les mêmes fonctions)

Le serrage quant à lui sera uniforme et progressif (j’insiste) et juste ‘’bien contre’’ et du type « coquille d’escargot » (Donc partir du centre, vers les extérieurs)

Ce qu’il faut savoir sur la pompe :

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La D5 avec son top



Le cœur du système… Et c’est elle, qui va faire en sorte que les performances de refroidissement de l’ensemble de votre watercooling soient au rendez-vous!

Heureusement, le choix est relativement restreint. Car, deux modèles (rebadgé suivant les marques) sont véritablement des références. Et comme pour l’ensemble des éléments choisis, c’est en fonction de ce que vous voulez faire.

La Laing DDC renommée MCP355 chez Swiftech ou encore EK-DDC chez EK.WaterBocks

La DDC propose une pression importante et un débit plutôt faible (400L/Heure). Elle sera particulièrement indiquée avec du tuyau de faible diamètre.

Des évolutions existent, avec des débits pouvant aller jusqu’à 800L/heure !

Elle est disponible sous plusieurs formes. On la trouve immergée (La pompe est donc « noyée » dans le réservoir) Ou encore, avec un top, ou alors avec un top et un réservoir incorporé, et bien entendu dans sa plus simple expression. (Nue quoi !)

Top : Pièce usinée et qui remplace la Partie du corps d’admission/injection de la pompe. Elle permet aussi plusieurs configurations d’entrée/sortie.



Quel que soit le modèle de la pompe, je vous conseille d’investir dans un top, et ce, pour les avantages suivants :

Le premier, est d´améliorer les performances aussi bien en débit qu’en pression (usinage de qualité)

Le second, de pouvoir monter des raccords à coiffe aux dimensions de vos tuyaux suivant plusieurs configurations possibles

Le troisième, de ne changer que le moteur en cas de défaillance de celui-ci…Et enfin…C’est bien plus beau !

dossier_watercooler_ses_composantsLa DDC avec son top et le réservoir incorporé


La Laing D5 renommée MCP655 chez Swiftech ou encore EK-D5 chez EK.WaterBocks

Véritable « Rolls Royce » de la pompe la D5 est le must have!

Grace à son potentiomètre incorporé, vous la ferez mouliner de 1500rpm à 4500rpm et ce, dans un silence total !

Avec un débit hallucinant de max de 1500L/heure, elle n’a même pas peur des gros tuyaux …

Elle peut être vendue complète avec ou sans son Top. Ou encore juste le moteur et le top séparé.

Quoi qu’il en soit, le choix dépendra de ce que vous voulez faire. Et des évolutions que vous envisagez.

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La DDC et D5 "brut de fonderie"




Le réservoir ou encore l’air-trap :


Littéralement « piège à air » le réservoir est plus important qu’on ne le croit. En effet, outre son aspect esthétique, et pratique (lors du remplissage et mise à niveau ainsi que de pouvoir contrôler le débit de la pompe de visu) Son rôle est « d’emprisonner » les bulles d’air. Et tous ne sont pas égaux face à cela…Un réservoir de grande qualité est donc indispensable !

Il en existe de toutes les tailles et longueurs, et vous pouvez le placer ou vous le voulez… Suivant la place disponible… Mais sachez, qu’il est recommandé que le liquide réchauffé par l’ensemble des éléments à refroidir et qui arrive donc dans le réservoir, doit sortir pour aller directement vers la pompe (qui elle-même le renvoie vers le radiateur) => Voir schéma

Cela a donc une influence directe sur le montage et ce, suivant l’emplacement de la pompe! Encore une chose... Ne vous laissez pas piéger et pensez à laisser un peu de place pour vos mains et suffisamment en tout cas, pour pouvoir dévisser aisément le bouchon de remplissage…





dossier_watercooler_ses_composantsEK-Multioption RES X2 - 150 Advanced


Les tuyaux :

Il en existe de (presque) toutes les couleurs et se vendent au mètre, dans les diamètres les plus courants (« 10/13mm-(3/8"-1/2") » « 10/16mm-(3/8"-5/8") » « 12/16mm-(7"/16"- 5/8") »« 13/19mm-(1/2"-3/4") »)

Beaucoup d’appelés et peu d’élus…Et dans la pratique, une marque sort du lot « TYGON » et ce, dans les références 3603 pour du tuyau transparent avec une qualité de courbure hallucinante…et le R3400 pour du tuyau de couleur… Ces références sont toutes les deux de qualité médicale…C’est vous dire !


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Les PrimoFlex Advanced LRT noir brillant.



Un autre acteur de l’accessoire propose du tuyau de qualité similaire « PrimoChill » dans la référence suivante : PrimoFlex Advanced LRT et ce, dans toutes les couleurs ou bien même transparent.

(Vous le trouverez aussi bien chez EK. Waterblocks que chez AquaTuning… ce qui peut être intéressant si vous groupez vos achats)

Bien entendu que d’autres grandes marques bien implantées dans le milieu du watercooling, proposent leurs propres références…Inutile de vous dire, que si vous voulez du tuyau d’arrosage qualité « Garden Center » et pour le prix qui va avec, vous êtes libre d’essayer !

Les raccords:

Il y a trois types de raccords, et pour la plupart tous disponibles dans les diamètres les plus courants (voir chapitre tuyaux)

Les raccords à coiffe
: Une fois le tuyau emmanché, il suffit de viser la coiffe sur le raccord…En plus d’être "Save" Ils sont très simples d’utilisation ce sont mes favoris (il en existe dans toutes les grandes marques et de toutes les couleurs)

Les raccords cannelés : Le tuyau une fois emmanché dessus, est serré avec un collier de serrage. Ce qui à la longue, peut le ‘’blesser’’ suivant la qualité du tuyau et des colliers employés. Autre point négatif, son montage/ démontage qui est bien souvent difficile et fastidieux.

Les plug and cool: Le tuyau vient juste s’emmancher sur le raccord (À éviter à tout prix!)



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Raccords à coiffe

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Raccord cannelé



L’embout fileté du raccord (le pas de vis) est le plus souvent en ¼ et est dans tous les cas, toujours spécifié.

Enfin, pour être complet : il existe des embouts coudés (90° et 45°) qui viennent se visser sur les entrées ou sorties d’eau (voire les deux) et le (ou les) raccord(s).

D’autres adaptateurs et raccords sont disponibles pour des utilisations bien spécifiques :

(Comme l’ajout d’une sonde de T°, un montage particulier en Y, ou encore, le raccord d’un accessoire ‘’hors normes’’)

Le liquide de refroidissement :

Le liquide de refroidissement est un mélange d’eau distillée/glycol. Et il est intéressant de savoir que l’eau a une conductivité thermique DEUX FOIS supérieure aux glycols. On en rajoute en ce qui nous concerne, seulement pour éviter l’oxydation des différentes pièces métalliques et éviter les algues dans le circuit (antifongiques).

C’est donc une fausse idée de ne mettre que du liquide de refroidissement dans le circuit. L’effet sera alors inverse aux résultats voulus.

Par-contre, on table en moyenne sur un mélange qui tourne aux alentours de 12 à 15% de Glycol pour 1 Litre d’eau (distillée)

Les produits vendus sur les sites spécialisés, qui sont pour la plupart, mélangés et colorés, certains même sensibles aux U.V. sont à quelques exceptions près, à éviter… (Traces de dépôts de couleur très importantes sur les parois des tuyaux et dans le ou les Waterblocks ainsi que dans le ou les radiateurs) Vous avez compris, que je ne les conseille donc pas !

Il existe suffisamment de liquides de refroidissement vendus sur le marché (du type automobile) et ce, dans les couleurs voulues. (Bleu, vert, jeune, rouge etc…)

Et pour ma part, j’emploie du liquide de refroidissement du type "moto" qui est censé être moins agressif pour l’ensemble des composants du système de refroidissement qui composent ce genre de moteur (Les matériaux employés sont souvent très nobles…Donc fragiles et sensibles à la corrosion)Liquide que je mélange bien sûr, à concurrence de 12% avec de l’eau distillée…


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L’état de la Jet-Plate et ce, seulement quelques semaines après l’utilisation d’un liquide coloré !



Deux, trois choses à dire concernant le montage :

Je conseille vivement de faire un montage à « blanc » de l’ensemble des composants pour tout d’abord leurs trouver la meilleur disposition et voir aussi ce qui peut éventuellement les gêner. De cette manière et après plusieurs montages / démontages …il sera plus aisé de déterminer le meilleur passage des tuyaux et ainsi, leurs longueurs. (Ne pas oublier de monter les embouts)

Vérifiez bien, le sens d’arrivée et de sortie d’eau des différents waterblocks ainsi que du (ou des)radiateurs et de la pompe.

Une fois les tuyaux remplis de liquide, ceux-ci sont beaucoup plus lourds et prennent parfois une place imprévue… Prévoir donc une longueur suffisante (quitte à devoir les recouper). Ce qui permet de voir aussi si un câble et/ou un composant ne se trouve pas dans le chemin.

Pour couper les tuyaux, une grosse paire de ciseau ou une scie à métaux ou mieux encore, un coupe tuyau ferons l’affaire …Ne pas oublier d’ébavurer (au Stanley) l’extérieur et intérieur après la coupe…

Il vous faudra impérativement rincer le ou les radiateurs à l’eau du robinet et ce, abondamment ! Certain résidus, copeaux de soudure sont encore présents à l’intérieur…..

Bon à savoir pour du multi GPU !

Pour une configuration multi-GPU, la liaison entre les Waterblocks ne pourra se faire qu’avec les cartes graphiques en dehors du boitier …Et leur pose dans les ports PCI-e devront se faire alors ensemble….

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Remplissage du circuit :

Lors du remplissage, surtout ne pas oublier d’amorcer le circuit … Car, il ne faut surtout pas faire tourner la pompe à vide !

(Pour cela, essayer de faire circuler le liquide dans le circuit en bougeant le boitier et en le faisant pivoter de gauche à droite …principe du siphon…)

Quand enfin, tout est monté et prêt à être purger et vérifié. Il vous faudra faire tourner l’ensemble du circuit de refroidissement en alimentant seulement la pompe via soit une seconde alimentation (en la shuntant) ou directement avec l’alim du boitier en débranchant les broches de l’ensemble des composants (carte mère/ HDD-SSD / processeur/ cartes graphiques)

Cela évite les catastrophes en cas de fuite ! Des tissus absorbants pour le remplissage et le test d’étanchéité et de purge du système sont grandement conseillés….

Une fois le circuit "amorcé" et la pompe alimentée, un effet "siphon" va se produire et le niveau va descendre très vite (et si ce n’est pas le cas, c’est que le circuit n’est pas amorcé) Et suivant la capacité du réservoir ou la longueur des tuyaux employés, il peut très vite se vider.

Prévoir donc un entonnoir directement mis sur le goulot du réservoir et ainsi le remplir au fur et à mesure que le réservoir se vide.

Une fois le niveau stabilisé, il est primordial de laisser circuler le liquide le plus longtemps possible et ainsi s’assurer de l’étanchéité parfaite de l’ensemble…

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Petit "trucs"

(Choisir un entonnoir dont l’embout est du diamètre intérieur du tuyau employé….Et comme cela, on peut très facilement faire une ‘’rallonge’’ ce qui permettra d’avoir plus d’espace et d’aisance pour verser le liquide dans le boitier)

Pendant la vérification de l’étanchéité du circuit et une fois celle-ci assuré, il est alors temps de s’occuper de la purge. Et pour ce faire, balancer à nouveau le boitier de gauche à droite pour faire partir les bulles d’air encore emprisonnées dans le circuit (Principalement dans le radiateur).

Suivant la taille du (ou des) radiateurs et de l’air encore emprisonné dedans, le niveau peut suffisamment descendre, au point qu’il soit nécessaire à nouveau de remettre à niveau le réservoir…

Cliquer sur les images, pour les agrandir

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le Phanteks Enthoo Primo qui me permet toutes ces fantaisies



L’entretien :

Comme tout, le watercooling s’entretient ! Et en fonction des produits installés (comme les tuyaux et le liquide de refroidissement), une vidange tous les six mois, voire une année est conseillé. (Voire beaucoup moins si vous n’avez pas suivi les conseils)

Dans tous les cas, je vous recommande toutes les deux vidanges, un démontage et une inspection minutieuse de tous les éléments (radiateurs, pompe, tuyaux, réservoir et waterblocks) suivie d’un nettoyage complet de l’ensemble et particulièrement du (ou des) waterblock(s) ainsi que de leurs mazes.

En ce qui concerne le dépoussiérage du nid d’abeille du (ou des) radiateurs, et en fonction de la poussière (suivant l’endroit et le boitier) cette opération sera répétée plus ou moins régulièrement….

En le démontant, vous apprendrez beaucoup de la façon dont « vit » votre watercooling et vous serez alors à même par la suite, d’en déterminer les différentes « échéances ».

Un watercooling se surveille ...D'autant plus, si on vient de le monter … Restez à l'affut ...Regardez le niveau de liquide et son débit dans le réservoir régulièrement. (Il vous indiquera alors, le bon fonctionnement de la pompe) ainsi que les températures des différents composants ...Vérifiez l'ensemble des connecteurs et leurs serrages... en un mot comme en cent... Soyez et restez attentif!

Merci à Jeannot pour l’aide apportée et à Sheo pour m’en avoir donné l’idée…



Informations


  • Auteur : ariéhm
  • Nombre d'affichages de cette page : 26601
  • Publié le : 28/08/2014 à 13h48

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Vos commentaires

Neyja Le 12/08/2016 à 13h47
A chaque fois que je lis cet article je tombe sur les fesses en voyant la centrale nucléaire ^^
ariéhm Le 28/08/2014 à 19h00
:wink: merci Jeannot :smile:
jeannot61 Le 28/08/2014 à 18h55
Tu t'es amusé, et moi aussi ! J'ai apprécié la relecture, et je dois dire que tu touches un large public avec ce dossier ! :wink: