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Et que privilégier comme paramètres dans un overclocking ?


L'overclocking, qu'est-ce, pourquoi, et comment ? (bis)
Et que privilégier comme paramètres dans un overclocking ?

En fait il faut savoir qu’une fois toutes les conditions requises pour monter en fréquence sont ressemblées et respectées, il n’en reste pas moins qu’une fréquence ne ressemble pas à une autre en performances.

Quèsaco ?

Pour expliquer et donner un exemple, si vous montez votre processeur initialement cadencé à 3.2GHz à une fréquence de 4.0GHz, juste en modifiant le coefficient multiplicateur, il ne sera pas aussi véloce que si vous arrivez à la même fréquence finale, mais en gardant le même coefficient multiplicateur, mais en augmentant la fréquence du bus. Certains processeurs avec une fréquence plus faible étaient par exemple plus véloces que d’autres avec une fréquence plus élevée. C’était lié directement au Front Side Bus (FSB) ou fréquence bus. Des exemples nombreux venaient étayer ces résultats comme à l’ère des Pentium III ou autres Athlon XP, qui avaient des fréquences de bus différentes en fonction des versions. Ainsi par exemple, un Pentium III EB à 800MHz était plus véloce ou au pire équivalent en fonction des applications à un Pentium III E à 850MHz ! La raison ? Le Pentium III EB à 800MHz fonctionnait à 6 x 133.33MHz alors que le Pentium III E à 850MHz fonctionnait à 8.5 x 100MHz ! Comme la fréquence de la mémoire était inférieure pour le Pentium III E à celle de la mémoire du Pentium III EB, elle était moins performante, et le fait de travailler à un coefficient plus grand ne suffisait pas à rééquilibrer les performances !

En d’autres termes, prenons par exemple au départ une fréquence de processeur de 3.2GHz avec une fréquence de bus de 200MHz. Cette dernière multipliée par un coefficient de 16 nous donne effectivement 200 x 16 = 3200MHz ou 3.2GHz.

Deux solutions peuvent donc se présenter pour augmenter ses performances, ceci étant, et pour l’instant, on ne parle pas encore de la tension (vcore) à appliquer au processeur pour garantir une certaine stabilité, mais on y reviendra par la suite :


  • soit on monte le coefficient multiplicateur par exemple à 20 et on garde la fréquence du bas à 200MHz, on obtiendra bien 4000MHz ou 4.0GHz.
  • soit on garde par exemple le coefficient multiplicateur à 16 et on monte cette fois-ci la fréquence du bus, à 250MHz au lieu des 200MHz initiaux. On obtient cette fois-ci aussi 4000MHz ou 4.0GHz.

Dans le premier cas, nul besoin de toucher à tous les autres paramètres que le coefficient multiplicateur. C’est simple, rapide, mais le gain en performances est bien moindre que dans le deuxième cas.

Dans le deuxième cas, il faut cette fois-ci toucher à beaucoup de paramètres, car il ne faut pas oublier que toutes les fréquences du chipset nord et du chipset sud sont liées au bus, et donc vont monter proportionnellement avec la fréquence du bus !

Prenons pour exemple une fréquence initiale pour le chipset nord de 2000MHz, et une fréquence d’échange avec le chipset sud de 2000MHz également. Si le bus est initialement de 200MHz, le coefficient multiplicateur pour le chipset nord et la fréquence d’échange entre le chipset nord et le chipset sud, appelé communément l’Hyper Transport (HT) chez AMD, est à chaque fois de 10.

Dans le premier cas, ces deux fréquences ne bougeront pas, car la fréquence du bus de 200MHz reste la même.

Dans le deuxième cas, en montant par exemple la fréquence du bus de 10MHz, et donc au final de 210MHz, les fréquences des chipsets nord et Hyper Transport vont aussi augmenter dans les mêmes proportions et vont alors se retrouver à 2100MHz.

Il est certain qu’à force de monter ainsi, par exemple à 250MHz de fréquence de bus, les fréquences des chipset nord et Hyper Transport vont aussi augmenter dans les mêmes proportions et vont alors se retrouver cette fois-ci à 2500MHz, ce qui est beaucoup, surtout si on ne corrige pas les tensions de fonctionnement des chipsets. Dans le cas de 250MHz, il va falloir modifier les deux coefficients en les descendant à 8 (8 x 200) pour se retrouver à 2000MHz pour le chipset nord et l’Hyper Transport.

Dans certains cas bien sûr, et pour les overclockers expérimentés, ces fréquences sont revues à la hausse pour gagner en performances, mais évidemment, et toujours pour garantir la stabilité des chipsets, il faut modifier leurs tensions d’alimentation, ce qui revient à dire qu’il y a échauffement de ces derniers, et le refroidissement doit alors aussi être adapté ou revu !

Les deux fréquences de 200MHz et 250MHz ont été prises spécifiquement pour expliquer les modifications apportées au matériel, mais il n’est pas certain que vous arriviez à 250MHz, vous pouvez par exemple être limité à une fréquence bien inférieure, comme au hasard 222MHz.

À cette fréquence, vous obtiendrez alors 2220MHz pour le chipset nord et l’Hyper Transport, auquel cas, il est alors possible de rectifier en y mettant un coefficient de 9 par exemple. La fréquence ainsi corrigée retombe à 1998MHz, très proche de la valeur de base. Tant que la valeur trouvée ou corrigée se retrouve dans une fourchette ou une tolérance de +/- 5%, à savoir de 1900MHz à 2100MHz, votre matériel n’aura logiquement pas à en souffrir. En dessous de la valeur minimum, vous allez ensuite perdre en performances, et au-dessus de la valeur maxi, il faudra penser à corriger avec la tension d’alimentation pour garder une certaine stabilité à toutes épreuves.

De même, la fréquence PCI-Express va aussi augmenter dans les mêmes proportions. Cette fois-ci, c’est plus simple, car la correction peut se faire directement en affichant cette dernière dans le bios, pas besoin de compter sur un coefficient multiplicateur ! En général, il suffit de corriger cette dernière en restituant la fréquence d’origine de 100MHz.

Voilà donc le principe de l’overclocking. Bien sûr, comme démontré ci-dessus, le gain sera bien supérieur en modifiant le bus qu’en modifiant bien sûr que le coefficient multiplicateur. Il est aussi possible de travailler avec les deux, dans le cas par exemple où la mémoire n’arrivait pas à suivre la fréquence du bus. En bon overclocker, c’est aussi un des paramètres alors à changer pour monter plus haut encore ! Il n’est donc pas rare de voir certaines barrettes de ram largement supérieures à la demande initiale de la carte mère, tout simplement pour bien monter ensuite en fréquence !

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Mais alors comment procéder ?Le principe pour overclocker.