Pc-Boost.com : le site de l'actualité informatique, de l'overclocking et de l'optimisation hardware !
Pseudo : Mot de passe :
S'enregistrer

Explications sur l’overclocking


L’overclocking, qu’est-ce, pourquoi et comment ?
Explications sur l’overclocking

Pour comprendre l’effet de l’overclocking, il ne suffit pas de se dire qu’il faut juste faire tourner le processeur plus vite, mais il faut combiner une multitude de paramètres.
Tout d’abord, voyons comment est calculée la fréquence d’un processeur. Pour cela, je vais prendre mon bon vieux PII 350. Pour lui donner ce label (350MHz), il faut comprendre que c’est le produit du coefficient multiplicateur par la fréquence de la mémoire, c'est-à-dire 3.5 * 100MHz. Comme ce processeur était bloqué au niveau coefficient, il a fallu trouver la fréquence la plus haute possible avec la tension de base à laquelle il pouvait tourner et démarrer Windows. Après avoir trouvé une barrette de ram en PC133 (133MHz), j’ai commencé les essais. Dans le bios, plusieurs paramètres étaient possibles. J’ai vite vu que les paramètres 124/31 puis 129/32 puis 133/33 lui convenaient. Ça y est, je suis de nouveau vulgaire !

Bon, j’explique. A l’époque, j’avais une excellente carte, la MSI 6163 qui était réputée excellente pour l’overclocking. Mais la réputation ne fait pas tout. Lorsque l’on augmente la fréquence de la mémoire, on augmente en même temps la fréquence PCI (pour les différentes cartes comme le son, le réseau (lan)…) et la fréquence AGP (carte graphique) ainsi que la fréquence IDE (disques durs, lecteurs CD…), puis arrivé à un certain stade, on repasse sous la barre normale du 33MHz. D’où par exemple 124/31 qui donne 124MHz pour la mémoire mais seulement 31MHz pour les autres fréquences !

Il en résulte donc un gain au niveau processeur, mais une perte aux autres niveaux ! L’idéal est donc de se retrouver avec une fréquence PCI légèrement supérieure ou égale à ce qu’elle est d’origine, c'est-à-dire 33MHz dans notre cas. Dans les cas contraires, soit on perd du gain sur les différents périphériques qui y sont liés, soit on les fait tourner trop vite et on risque la perte de données par exemple sur le disque dur (gênant, surtout lorsque l’on y tient !), ou le mauvais fonctionnement d’un autre périphérique qui ne supporte pas cette nouvelle fréquence.
La formule magique pour moi était toute trouvée : 133/33. Après de longues heures de tests, j’arrivais à constater parfois une perte légère mais gênante de stabilité. Pour palier à ce phénomène, l’augmentation de tension Vcore s’imposait surtout en été (moins bon refroidissement du processeur et de sa mémoire « cache »). Donc nous revoilà repartis dans le bios et en train de mettre 2.05V au lieu des 2.00V d’origine. Redémarrage et essais concluants : 466MHz ! (3.5*133)

Par la suite, en consultant le bios, je m’apercevais qu’il y avait également une option 140/34 si mes souvenirs sont bons. Après plusieurs essais et encore une légère augmentation du Vcore (2.1V), j’atteignais les 490MHz (3.4*140) avec en prime une augmentation des autres fréquences également, donc un léger gain également sur les autres périphériques.
Bien sûr, dans ce cas, il fallait aussi que ma barrette de PC133 tienne la fréquence de 140MHz !
Tout ceci pour dire qu’il ne suffit pas d’augmenter la fréquence du processeur pour avoir un gain, car d’autres périphériques peuvent en souffrir et régresser au niveau gain. Dans ce cas précis, l’ensemble n’est plus tout à fait cohérent et le gain n’est que ponctuel. Pour donner une image, qui modifierait une voiture bien connue, la « coccinelle » en y mettant un moteur de Porsche sans modifier la suspension, les freins, les pneumatiques, mis à part les personnes voulant se vanter d’avoir un tigre dans son moteur ?

L’ensemble doit donc être cohérent et tenir la route, et en informatique, c’est la même chose ! Heureusement, aujourd’hui, bon nombre de cartes mères offrent des options dans le bios permettant un blocage à une fréquence précise de certains ports (PCI par exemple), alors que la fréquence mémoire (FSB) est augmentée.
Encore une chose : il vaut mieux pour les processeurs non bloqués en coefficient multiplicateur, augmenter la FSB au maximum et voire même diminuer le coefficient multiplicateur plutôt que l’inverse. Comme à l’époque du pentium 133 (2*66MHz) qui était plus performant que le pentium 150 (3*50MHz). Plus la FSB est élevée, plus la bande passante est large et plus le processeur sera rapide et performant, à l’image par exemple du 2600+ d’AMD qui pour un même indice de performances tourne soit à 2133MHz (16*133MHz) ou 2083MHz (12.5*166MHz).
Ainsi par exemple chez AMD, pour un même indice de performances, le passage d’une FSB de 133MHz à 166MHz fait diminuer la fréquence finale du processeur de 50MHz, de 166MHz à 200MHz fait diminuer de 66MHz et le passage à un cache plus grand de 256Ko à 512Ko fait diminuer de 166MHz (c’est le sujet d’une autre discussion !).



Les conseils de baseLe passage à la pratique

Informations


  • Auteur : jeannot61
  • Nombre d'affichages de cette page : 2353
  • Publié le : 15/10/2004 à 13h08

Poster votre commentaire

Vous devez être enregistré et connecté sur Pc-Boost pour poster un commentaire.

Vous pouvez tout de même poster via Facebook.

Vos commentaires